• Après plusieurs rebonds à la surface de la comète 67P, Philae s’est finalement stabilisé contre ce qui semble être un gros bloc ou une paroi, et les caméras de CIVA ont pu réaliser des images de l’environnement de l’atterrisseur.

 La descente de Philae vers la comète

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  • Malheureusement, alors que l’on craignait beaucoup un dysfonctionnement du système de largage et que celui-ci s’est finalement parfaitement comporté, ce sont les 2 harpons qui devaient ancrer Philae au sol qui n’ont apparemment pas fonctionné et qui n’ont pas pu empêcher son rebond.
  • À cause de la très faible gravité à la surface, Philae a fait une sorte de vol plané durant près de 2 h avant de retoucher le sol et de rebondir une seconde fois pour un vol qui n’a duré que quelques min.

 

  • Cette seconde envolée s’est manifestement terminée au ralenti contre une paroi qui a arrêté la dérive de l’atterrisseur. Les images panoramiques obtenues par les caméras de CIVA montrent que la position de Philae n’est pas optimale : un pied se trouve loin du sol et l’ensemble du corps de Philae est incliné, ce qui empêche une partie des panneaux solaires de recevoir la lumière solaire et de contribuer à la recharge de sa batterie.

 La position de Philae dans son lieu de chute

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  • Le premier vol plané a également eu pour conséquence d’entraîner Philae vers une zone dans laquelle la durée d’ensoleillement par jour est bien plus faible que ce qui était désiré, seulement 1h30mn par période de 12h24 mn.
  • Philae semble se trouver en partie dans l’ombre de la paroi contre laquelle il s’est calé. Cela posera un problème pour le rechargement efficace de la batterie et pour l’utilisation des instruments lorsque la pile sera vide.
  • Tous les instruments sauf 2 ont d’ores et déjà été activés et ils ont collecté des données. Les scientifiques ont, pour le moment, empêché Philae d’effectuer des forages ou de déployer MUPUS, car ces actions pourraient, par réaction, provoquer un nouveau déplacement de l’atterrisseur. Ils procèdent donc pas à pas, engrangeant le maximum de données, et étudient le risque et l'avantage scientifique de modifier les séquences initialement programmées pour tenir compte de ces contraintes inattendues.
  • Des images ont été collectées grâce aux 7 caméras montées sur Philae ont permis d'établir une représentation de l’orientation de Philae au centre du panorama. L’atterrisseur est pratiquement vertical par rapport à la surface, avec un pied dans le vide et 2 pieds en contact avec le sol.

Quelques images de PHILAE en vidéo

  • Vendredi, la pile de Philae étant bientôt vide, les responsables de la mission ont décidé d'utiliser l'énergie encore disponible pour essayer de forer la surface et recueillir un échantillon à analyser avec COSAC. Le début du fonctionnement de la foreuse a été bien suivi. Les scientifiques ont vu la mèche descendre de 25 cm depuis la plate-forme. Le mécanisme a donc fonctionné, mais, malheureusement, la liaison a été interrompue causant la perte momentée des données concernant la foreuse.  Philae a peut-être basculé en réaction à l’action du forage sur la surface.
  • Une nouvelle tentative de communication avec Philae doit avoir lieu vendredi soir. Si elle se produit, il faut espérer que la pile délivrera encore suffisamment de puissance pour que les données scientifiques soient intégralement transmises.